Comprendre le sommeil et ses pathologies

Le saviez-vous ?

 

Si une personne sur trois déclare souffrir d'au moins un trouble du sommeil. Les insomnies sont le principal motif de ces troubles¹, ce sont 71 % des salariés du Transport qui déclarent être intéressés par des actions de prévention sur les troubles du sommeil et ses conséquences. 


Comprendre le sommeil
 

Petit ou gros dormeur, lève tôt - lève tard… Nous avons des besoins différents en termes de sommeil.

En revanche, nous partageons tous les mêmes phases de sommeil.

Un cycle de sommeil s'étale sur environ 90 minutes. Il alterne trois types de phases :

  • le « sommeil léger »,
  • le « sommeil profond » (ou « lent profond »),
  • le « sommeil paradoxal ».

Ce dernier termine toujours le cycle.

Une nuit complète correspond généralement à 4, 5 ou 6 cycles, soit l'équivalent de 6 à 8 heures de sommeil en général. Au sein de chacun d'eux, les proportions des trois phases varient au cours de la nuit.

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Les pathologies du sommeil
 

Le sommeil est un déterminant important de la santé. S’il est altéré ou de mauvaise qualité, cela peut entraîner – outre une somnolence en journée, et des troubles de l’humeur - des problèmes de santé. Un mauvais sommeil augmente les risques de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et même la probabilité de développer certains types de cancers. 

Il n’existe pas un trouble mais différents troubles du sommeil

Le besoin de sommeil est propre à chacun (court ou long dormeur, du soir ou du matin) selon son âge. La qualité du sommeil dépend de son rythme éveil/sommeil et de son mode de vie. Reconnaître un trouble du sommeil peut épargner des années d’inconfort voire de souffrances inutiles. Ainsi, on peut prévenir l’installation de conséquences graves pour la santé.

Depuis 2014, la classification internationale des troubles du sommeil identifie sept groupes de troubles :

- Les insomnies
- Les troubles respiratoires du sommeil (syndrome d’apnées du sommeil syndrome d’hypoventilation…)
- Les troubles moteurs du sommeil (syndrome des jambes sans repos)
- Les troubles centraux d’hypersomnolence (hypersomnies, narcolepsie)
- Les troubles du rythme circadien (causés par le travail de nuit, les décalages horaires…)
- Les parasomnies (somnambulisme, cauchemars, terreurs nocturnes)
- Les autres troubles du sommeil

Ces troubles du sommeil affectent, à la fois :

- Le fonctionnement de l’organisme (somnolence diurne, risques cardio-métaboliques pour l’insomnie et le syndrome de l’apnée du sommeil)
- Le psychisme en pesant sur de nombreux aspects de la vie sociale et professionnelle (accidents du travail, absentéisme, accidents de la route…)​

Quand on parle de troubles du sommeil, il peut s’agir :

  • D’insomnie

L’insomnie aiguë d’ajustement est causée par un événement difficile ou un facteur stressant (deuil, perte d’emploi, détresse de tous types).  Dans les cas d’insomnie psychophysiologique ou insomnie chronique, la peur de ne pas dormir génère une peur de s’endormir.

  • D’apnée du sommeil

L’apnée du sommeil est un trouble du sommeil courant mais encore trop peu diagnostiqué. Elle se caractérise par des pauses respiratoires durant le sommeil qui provoquent des micro-réveils et altèrent la qualité du sommeil. Fatigue récurrente, ronflements peuvent être des symptômes de ce trouble qui touche près de 4 % de la population3

  • De narcolepsie

La personne souffrant de narcolepsie présente une somnolence très importante durant la journée allant jusqu’à des endormissements diurnes involontaires.

  • Du syndrome des jambes sans repos

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) est aussi appelé la maladie de Willis-Ekbom ou paresthésie agitante nocturne des membres inférieurs. Le SJSR est un trouble sensimoteur caractérisé par une envie irrésistible de bouger les jambes, et, dans certains cas, d’autres parties du corps, par exemple les bras. Cette envie s’accompagne habituellement de troubles sensoriels variant de l’inconfort à la douleur au niveau des régions touchées.

De troubles du rythme veille-sommeil

On les appelle aussi troubles du rythme circadien. Cela regroupe plusieurs syndromes : 

  • Le syndrome du retard de phase caractérisé par le fait d’être décalé en soirée. Les personnes ne parviennent pas à se coucher tôt, et ont de grande difficulté à se lever le matin tôt.
  • Le syndrome d’avance de phase qui se caractérise par un horaire de sommeil anormalement précoce. Les personnes qui en souffrent parviennent difficilement à rester éveillés après 18 à 21 h en soirée. 
  • Le syndrome d’insuffisance de sommeil comportemental. Il s’agit de se priver de manière chronique de sommeil, et d’en arriver, un jour, à devoir dormir de manière excessive pour compenser ce manque. 

Et enfin, le rythme veille-sommeil irrégulier est l’un des nombreux troubles du rythme circadien et l’un des plus rares. Il est généralement observé dans les populations gériatriques vivant en institution.

 

Les prises en charge

 

Face au nombre croissant de Français qui souffrent d’un sommeil insuffisant et de ses lourdes conséquences sur l’état de santé, il existe différents types de prise en charge. Quelles sont aujourd’hui les solutions ayant fait leurs preuves ?

La prise en charge des troubles du sommeil fait appel à deux approches : l’une médicamenteuse et l’autre non médicamenteuse. Ces deux méthodes ne sont pas concurrentes mais complémentaires en fonction de l’évolution des troubles du sommeil. Le traitement sera adapté à la pathologie.

La prise en charge médicale

Au lieu de s’automédiquer et prendre des somnifères qui ne sont pas une solution à long terme, il est recommandé de consulter dès qu’une fatigue s’installe. D’autant plus si les conséquences d’un mauvais sommeil se ressentent en journée, ont une influence sur votre comportement ou votre vigilance. Votre médecin traitant pourra diagnostiquer un trouble et vous orienter vers un centre du sommeil pour des examens complémentaires.  Après examens, des solutions telles que des séances de luminothérapie, des médicaments psychotropes, la pose d’une orthèse de nuit, une ventilation en pression positive continue (PPC)… pourront vous être proposées pour vous aider à retrouver un sommeil réparateur.

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Les autres prises en charges

Des experts tant en Europe qu’aux USA recommandent d’avoir recours à la Thérapie Comportementale et Cognitive, la luminothérapie et la mélatonine, selon l’origine du trouble. La sophrologie, la phytothérapie, la micronutrition, les plantes, etc… peuvent être utiles, notamment si ces approches s’inscrivent dans une prise en charge globale.

Afin d’en savoir plus sur ces autres prises en charges non médicales et découvrir plus d’informations sur le sommeil, consultez le site de notre partenaire, la Fondation PiLeJe. https://www.fondation-pileje.com/dossier-sommeil/5650

Le saviez-vous ?

Vous souhaitez sensibiliser les salariés de votre entreprise en proposant des actions et un programme de qualité de vie au travail, l’association En avant la santé ! peut vous accompagner et vous propose des ateliers pratiques sur :

  • la qualité de son sommeil
  • la chrono-nutrition
  • ​la découverte de la gym sensorielle, de la micro-sieste…

Pour en savoir plus consultez le site de l’association https://enavantlasante.org/ 

1- Enquête INSV/BVA Healthcare 2009
2- « Dormir seul ou pas : quel impact sur le sommeil ? » résultats de l’enquête INSV/MGEN et ses enseignements réalisés à l’occasion de la Journée du Sommeil® 2017
3- Selon l’étude l’INSV / MGEN menée en 2015